Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...

La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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1er Avril Fête Nationale de Chypre




Le déclenchement de la lutte armée de l'Organisation Nationale des Combattants Chypriotes (EOKA) en 1955 n'est pas une révolution spontanée. Le refus catégorique et permanent du gouvernement Britannique de discuter le profond désir de la population pour l'autodétermination et l'ENOSIS a conduit l'Hellénisme de Chypre aux choix les plus difficiles et périlleux.


La lutte pacifique que les diverses délégations menaient à travers le monde libre se trouvait devant l'indifférence des grandes puissances ; des lettres échangées entre Mgr Makarios et le gouverneur britannique n'ont abouti à rien, la réponse britannique aux revendications chypriotes étant "jamais". A. Papagos, alors 1er ministre de Grèce, de son côté appuyant ouvertement la cause chypriote, s'engage à une action auprès des autorités britanniques, toujours sans résultats.


Le choix d'une lutte armée s'imposait de plus en plus, seul moyen pour faire sentir la présence d'un peuple qui réclame sa liberté et mettre en évidence le problème "CHYPRE" dont les Britanniques refusent l'existence.


L'idée d'une lutte armée, écrit M. Nikos Kranidiotis, a été conçue par le général Grivas Digenis et quelques Chypriotes exilés en Grèce, ainsi que quelques anciens militaires, qui ont réussi à convaincre Mgr Makarios, retissant au départ, et profitant d'une de ses visites à Athènes ont rédigé le statut de l'Organisation à l'image de la "Société des amis" ainsi qu'un serment dont l'objectif était "l'ENOSIS".


Le général Grivas a fait plusieurs voyages à Chypre pour étudier de près les lieux et rencontré des personnalités de l'île ainsi que Mgr Makarios. Les Chypriotes étaient conscients de la puissance de l'Angleterre et ne prétendaient ni la vaincre ni l'intimider, leur objectif étaient de mieux faire sentir leur présence.


Après plusieurs mois de préparation tout était prêt pour le coup d'envoi et Mgr Makarios donne sa bénédiction après avoir convaincu Grivas que l'EOKA doit se borner à des actes contre les bâtiments officiels et des installations militaires sans faire de victimes. La date est déjà fixée. Des groupes de sabotage sont mis sur pied dans les principales villes ainsi que des groupes de guérillas dans les villages de montagne. En même temps des organisations parallèles étaient constituées ici et là ainsi que les premières cellules de l'EOKA dans les écoles secondaires


Le lycéen Evagoras Palikiaridis, pendu par les Anglais à l'âge de 17 ans 1/2. Malgré la loi britannique qui ne condamne pas les mineurs.

1955 - 1959

Dans la nuit du 31 mars au 1er avril plusieurs explosions simultanées dans toutes les grandes villes contre des bâtiments officiels ont alerté les Anglais. C'est le début de la lutte armée, une lutte qui va continuer pendant presque quatre ans et qui va marquer un tournant dans l'histoire de Chypre.
En août de la même année, une conférence organisée par les Anglais réunit les gouvernements britannique, grec et turc au sujet de Chypre ; conférence à laquelle les Chypriotes n'étaient pas invités et qui se termine d'ailleurs par un désastre.
Les Anglais instaurent un couvre-feu quasi permanent et quelques mois plus tard considérant Mgr Makarios comme responsable de cette situation l'arrêtent et le déportent aux Seychelles. Nombreuses sont les victimes, des condamnés à la peine capitale ont été pendus et enterrés dans la prison de Nicosie ; les premiers étaient Karaolis et Dimitriou et ont suivi Mihaïl, Zakos, Patatsos, Mavrommatis, Panaghidis, Koutsoftas et le plus jeune Pallikaridis. D'autres ont été tués dans des embuscades comme Drakos, Afxentiou, Lenas, Matsis.
Il faut souligner ici que pendant tout ce temps les Turcs de l'île ont servi aux Anglais comme indicateurs avec le soutien de l'Etat turc que, comme on l'a déjà vu, les Anglais ont fait rentrer dans le jeu pour contester les revendications de la communauté grecque de l'île.
Sur le plan international, la situation est devenue explosive. L'unité de l'OTAN fut menacée à un certain moment où la Grèce et la Turquie, toutes deux membres de l'alliance, étaient au bord de la guerre. Le danger écarté, et après avoir exclu l'ENOSIS les Anglais, sous la pression internationale, proposent l'indépendance de Chypre.
A partir de cette période, l'Angleterre a garanti Chypre. Mais cela n'a pas empêché la Turquie d'envahir et d'occuper 40% de l'île, en 1974, sans que l'Angleterre n'intervienne.

ΣΗΚΩ ΕΥΑΓΟΡΑ ΝΑ ΜΑΣ ΠΕΙΣ ΕΛΛΗΝΙΚΗ ΙΣΤΟΡΙΑ! κάντε κλίκ




Les "tombeaux emprisonnés" dans la prison centrale de Nicosie où sont enterrés 13 héros de l'EOKA parmi lesquels 9 jeunes gens qui avaient été pendus et 4 autres tombés lors de la bataille.
Les Anglais, refusant de rendre les dépouilles aux familles, les ont inhumés dans la prison.

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