Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...
La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits et particulièrement de traductions du merveilleux Blog, si passionné et si riche de NOCTOC. qui m'a permis de transcrire ses textes . Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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Chypre-nord : violation d'un office de Noël par la police



Le site orthodoxe   Orthodoxie.com rapporte les faits suivants :

Chypre-nord: violation d'un office de Noël par la police

SinesiosAu cours d'un office de Noël, le 25 décembre, dans l'église d'Agios Synesios àRizokarpaso, localité située dans la partie occupée depuis 1974 de l'île de Chypre par les forces turques, la police a fait irruption et a forcé le prêtre, père Zacharias, à  interrompre l'office des matines de la Nativité, puis a chassé les fidèles de l'édifice dont les portes ont été verrouillées. La police a  dit que le prêtre n'avait pas obtenu d'autorisation des autorités d'occupation pour célébrer, cela bien que des célébrations ont lieu habituellement dans cette église. L'archevêque Chrysostome de Chypre s'est dit attristé par l'attitude provocatrice des forces occupantes; le gouvernement de la République de Chypre a condamné cette action; les responsables des forces de maintien de la paix de l'ONU à Chypre ont demandé une explication de cet évènement. Le site Greekreporter signale que la même action a été perpétrée dans une autre église de la zone occupée.
Sources: Yahoo newsGreekreporter (dont photographie de l'église Agios Synesios)
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Anna Vissi - Cypriot Christmas Carols [fannatics.gr]

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♫ Κυπριακά Κάλαντα ♫ (Cyprus Carols)

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Le 1er octobre, la République de Chypre fête son cinquantième anniversaire

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le 29/9/2010 13:44:29
NOUVEL AMBASSADEUR DE CHYPRE EN FRANCE 

ΚΥΠΡΙΑΚΗ ΠΡΕΣΒΕΙΑ ΠΑΡΙΣΙΩΝ
AMBASSADE DE CHYPRE EN FRANCE



23 Rue Galilée 75116 PARIS

Tel : +33 (0) 1 47 20 67 77 , Fax: +33 (0) 1 40 70 14 68
E-Mail : ambrechypre@wanadoo.fr infochypre@wanadoo.fr



Ambassadeur de Chypre à Paris
S.E. M Kornelios KORNELIOU

Πρέσβυς: Η Α.Ε. ο κ, Κορνήλιος ΚΟΡΝΗΛΙΟΥ


Né le 29 juin 1963 à Chypre
Situation de famille : Marié à Xenia Nicolaïdou,
une fille, Maria


FORMATION:
1984-1989 - Master de Sciences Politiques, Philosophie et Histoire Culturelle Américaine, Université Ludwing Maximilian, Munich, Allemagne

Mémoire : « L’adhésion de la Grèce à la Communauté Economique Européenne et ses conséquences sur les politiques étrangères et intérieures ».


EXPERIENCE PROFESSIONNELLE:
2008-août 2010 - Directeur de Cabinet de Markos Kyprianou, Ministre des Affaires Etrangères de la République de Chypre
2005-2008 - Ambassadeur de la République de Chypre en Autriche
Représentant Permanent auprès de l’OSCE, l’AIEA, l’ONUDI, le CBTO et l’ONU à Vienne
Accréditation parallèle auprès de Slovénie, Croatie, Slovaquie et Liechtenstein.
2000-2005 - Représentant Permanent Adjoint de la République de Chypre auprès de l’UE à Bruxelles
1998-2000 - Directeur de Cabinet de Secrétaire d’Etat, Ministère des Affaires Etrangères de la République de Chypre
1995-1997 - Mission Permanente de la République de Chypre auprès des Nations Unies à New York
1990-1995 - Ambassade de la République de Chypre à Bonn, Allemagne
1989-1990 - Ministère des Affaires Etrangères, Chypre


DECORATIONS:
« Cross of Merit, First Class », République Fédérale d’Allemagne (1995)
« The Golden Order for Services », République de Slovénie (2006)
« Grand Decoration of Honour in Silver with Sash », République d’Autriche (2007)
« REDOM KNEZA BRANIMIRA S OGRLICOL », République de Croatie (2008)
Docteur Honoraire de l’Université Européenne de la République de Serbie (2008)



LANGUES (lues, écrites, parlées):

Grec, langue maternelle
Anglais, très bonne connaissance
Allemand, très bonne connaissance
Français, bonne connaissance



LOISIRS :

Musique, Jogging, Lecture, Cinéma

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Une nouvelle charte fondamentale de l’Eglise chypriote

sur ORTHODOXIE.COM




Le 13 septembre, le Saint-Synode de l’Eglise de Chypre s’est réuni en séance solennelle, en présence notamment des présidents des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, afin d’entériner officiellement la nouvelle charte fondamentale de l’Eglise qui prévoit un nombre de réformes importantes destinées à « répondre aux exigences du temps présent et à remédier aux faiblesses de la charte précédente afin que soit préservé le lien étroit qui unit les responsables de l’Eglise et le peuple ». Durant cette séance, le président de la République chypriote, Dimitris Christophias, a notamment insisté sur les points suivants : « l’Eglise, en tant qu’institution, appartient à tous », « les prêtres et les hiérarques sont des serviteurs qui ont entrepris la tâche importante de transmettre les enseignements du Christ, de notre religion, aux simples hommes afin qu’ils deviennent à Son image et à Sa ressemblance (…) L’enseignement du Christ s’adresse aux simples hommes et au salut de leur âme et pas seulement ».

Voici les principales nouveautés de la nouvelle charte :

•1. Création de 13 évêchés, ce qui permet à l’Eglise de Chypre de disposer d’un synode complet d’Eglise autocéphale avec 17 évêques ; elle ne sera donc plus obligée de s’adresser à d’autres Eglises afin de résoudre des problèmes internes.

•2. Établissement de trois évêchés régionaux, conformément à une pratique ancienne de l’Eglise de Chypre, auxquels l’archevêque et les métropolites délégueront des pouvoirs administratifs et pastoraux.

•3.Modification du mode d’élection de l’archevêque et des métropolites : désormais, conformément aux saints canons, le peuple désignera tout membre du clergé remplissant les conditions et le Saint-Synode fera son choix, via un vote secret, parmi les trois candidats qui auront remporté le plus grand nombre de voix. D’autre part, un archevêque ou un métropolite se trouvant dans l’incapacité médicale d’exercer ses fonctions, pourra être démis si les trois-quarts des membres du Saint-Synode en décident ainsi.

•4. Cession provisoire de quatre paroisses situées dans les faubourgs de Nicosie à la métropole de Cyrénie (qui se trouve en territoire occupé), afin que le métropolite puisse exercer ses fonctions de pasteur.

•5. Création d’un tribunal ecclésiastique et reconnaissance du droit de l’accusé à avoir un avocat ainsi que du droit d’un évêque qui, par exemple, a été condamné à la réduction à l’état laïc, à faire appel au Patriarcat œcuménique de Constantinople conformément aux saints canons.

•6. Mariage : la nouvelle charte reconnaît le mariage civil et étend à 25 années la différence d’âge autorisée entre les futurs partenaires. Concernant la dissolution des liens du mariage, la charte a ajouté une séparation de fait de quatre années comme cause de divorce (à l’instar de la législation relative au mariage civil), mais la non-reconnaissance du droit de l’Etat d’annuler un sacrement reste en vigueur.

Est entérinée la création d’une caisse unique, à laquelle contribuent l’archevêché, les métropoles, les églises et les monastères stavropégiaques, destinée à garantir le versement de leurs salaires aux prêtres de paroisse indépendamment de la province ecclésiastique dans laquelle ils exercent leurs fonctions. Read More!

L'Union européenne et Chypre: autopsie d'un succès inachevé par Meriem JAMMALI


sur 

L'Union europeenne et Chypre: autopsie d'un succès inacheve

par Meriem JAMMALI
Université Paris IV Sorbonne - Master Enjeux, conflits, systèmes internatinaux à l'époque moderne et contemporaine








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La Grèce appelle la Turquie à retirer ses troupes de Chypre





"J'invite la Turquie à faire les gestes nécessaires et à transformer les mots en actes", a déclaré M. Droustas, en visite à Chypre. "J'appelle la Turquie à retirer ses troupes d'occupation de Chypre".
"Nous souhaitons envoyer un message: le problème chypriote est la première priorité de la politique étrangère grecque", a-t-il assuré après avoir rencontré le président chypriote Demetris Christophias.
De son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Délavekouras, a réitéré jeudi après-midi, lors d'un point de presse juste une heure après l'arrivée de la délégation grecque à Athènes de Nicosie, que tant que "le problème de Chypre n'est pas réglé, aucun progrès ne peut être fait dans les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE)".
Des pourparlers de paix ont été lancés sous l'égide de l'ONU en 2008 en vue d'une réunification de l'île, qui soulagerait la Turquie dans ses négociations pour adhérer à l'UE bloquées par un différend sur la République turque de Chypre du Nord (RTCN), uniquement reconnue par Ankara.
Chypre est divisée depuis le 20 juillet 1974, lorsque la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs soutenus par la junte des colonels alors au pouvoir à Athènes et visant à rattacher le pays à la Grèce.
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Chrysostome II : des experts étrangers doivent rédiger le projet pour Chypre

28/8/2010

FAMAGUSTA GAZETTE / PHOTO : CY-STOCK.COM

L'archevêque de Chypre Chrysostomos II a souligné vendredi que la Turquie prend ses distances vis à vis du principe d'une solution fédérale pour Chypre, et que cela devrait probablement être signalé. Il a réitéré la position de l'Église à savoir que des experts étrangers devraient être appelés pour élaborer un projet de solution.

L'archevêque s'exprimait à l'issue d'une réunion avec le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères Vanackere Steven, qui avait préalablement rencontré le chef de la délégation pour les négociations UE Leopold Maurer et Chef de la Représentation de l'UE à Chypre Androula Kaminara.

L’Archevêque Chrysostome a dit qu'il a informé le fonctionnaire belge sur les positions de l'Église en ce qui concerne le problème de Chypre, en notant que la partie turque parle de« deux Etats, deux gouvernements et des deux peuples, ce qui n'est pas une base fédérale. »

«L'Église croit que nous ne pourrons pas parvenir à un accord [de cette manière] et qu’en vue de parvenir à un accord, nous devons désigner des experts indépendants, des constitutionnalistes, des sociologues, des historiens et des experts sur les questions turques en provenance de pays européens, qui respectent les droits de l'homme, qui travailleront dans les principes de l'UE et l'ONU », a-t-il dit.
L'archevêque a déclaré qu'«ils devraient travailler dans ce contexte pour présenter une solution fédérale, qui sera fonctionnelle pour être également viable», ajoutant que, «si nous ne travaillons pas dans cette direction, je crains qu’on ne trouve pas de solution que notre peuple puisse adopter. »Il a dit qu'il a expliqué à Vanackere que ces principes concernent les droits de l’homme. - (Kype) Read More!

Chypre a eu 50 ans ....






in
lexpress.frA la mi-août, les Chypriotes grecs commémorent la chute du port de Famagouste (est) aux mains de l'armée turque en 1974, et la fête de l'indépendance est donc célébrée à une autre date, le 1er octobre, une fois la fraîcheur revenue et la plupart des Chypriotes rentrés de vacances.
Mais c'est bien sur les coups de minuit, le 15 août 1960, que Chypre a officiellement déclaré son indépendance après 82 ans de domination coloniale britannique.
"Je ne savais pas que c'était l'anniversaire aujourd'hui", indique à l'AFP un propriétaire chypriote-grec de kiosque à journaux, l'un des très rares commerces ouverts dans la capitale désertée de Nicosie.
"On le célèbre en octobre, parce qu'en ce moment tout le monde est à la plage", rappelle-t-il.
Cinquante ans après le départ des Britanniques, le président chypriote grec Demetris Christofias et le dirigeant de la république turque de Chypre du Nord (RTCN, autoproclamée et reconnue uniquement par Ankara) Dervis Eroglu négocient en vue d'une réunification de l'île, mais les discussions piétinent.
Chypre est divisée depuis 1974, lorsque la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs soutenus par la junte des colonels alors au pouvoir à Athènes et visant à rattacher le pays à la Grèce.
Pour Tabitha Morgan, auteur de "Sweet and Bitter Island: A History of the British in Cyprus", la plupart des turbulences que l'île a connues depuis l'indépendance tirent leurs racines dans la façon dont la Grande-Bretagne a dirigé l'île.
"Durant les premiers temps de l'occupation britannique, elle (l'île) est certainement demeurée l'une des plus pauvres possessions de l'empire britannique", explique-t-elle.
Pour cette raison, Chypre était doté d'infrastructures peu développées et, jusqu'à la deuxième guerre mondiale, attirait bien peu d'administrateurs compétents, selon elle.
"En conséquence, pendant des décennies, Chypre était surnommée à Londres comme la +colonie de Cendrillon+", poursuit-elle.
L'incendie de la résidence du gouverneur britannique à Nicosie en octobre 1931, déclenché par des Chypriotes grecs protestant contre des augmentations d'impôts, a constitué un tournant, selon Mme Morgan.
"A partir de là, et jusqu'à l'indépendance, les Chypriotes se verront refuser tout rôle dans le gouvernement de leur pays, à part des postes symboliques", indique-t-elle.
Dans le nord de l'île, sous occupation turque, aucune célébration n'aura lieu pour marquer l'indépendance de l'île.
"Cela ne signifie rien pour les Chypriotes turcs", déclare à l'AFP Erol Kaymak, professeur de relations internationales à l'université de Famagouste.
"Alors que pour les Chypriotes grecs, le départ de la Grande-Bretagne constitue une part de leur processus d'autodétermination, nous ne voyons pas l'EOKA (l'organisation paramilitaire ayant lutté contre la domination britannique et prônant le rattachement à la Grèce) comme une organisation de lutte pour l'indépendance".
"Nous les considérons, nous, comme un groupe terroriste", indique M. Kaymak.
"A la place, nous commémorons notre propre indépendance des Chypriotes grecs. Aujourd'hui, nous célébrons la défense de Famagouste par l'armée turque" en 1974, indique-t-il.
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Saint THYRSE, évêque de KARPASIAS, ermite et thaumaturge




Près du village de Gialousa de la péninsule de Karpasia, au nord-est au bord de la mer, se trouve la petite église de Saint Thyrse. Selon la tradition locale, Saint Thyrse qui est aussi communément connu sous le nom de Saint Thérissos, a vécu en ascète en ce lieu. Ce saint nommé évêque de Karpasia, démissionna de sa chaire épiscopale préférant vivre une vie ascétique, et se rendit à l'endroit où son église se trouve à nos jours. Ayant trouvé une grotte, il s'y installa.
Tout près se trouvait une source qu’il utilisa pour boire. mais le débit de celle-ci diminuait considérablement au cours des mois d'été. Pour cette raison, le Saint décida alors de creuser la source d'eau pour l’agrandir. Depuis la dormition de ce Saint, cette eau est considérée comme de l'eau bénite.

Il ne subsiste aucune biographie authentique du Saint. Certains croient qu'il était d'origine chypriote et l'évêque de Karpasia, tandis que d'autres croient qu'il a été l'un des évêques étrangers qui étaient dans le groupe des «trois cents» saints chrétiens Alamans qui vinrent de Palestine à Chypre et vécurent en ascètes dans diverses parties de l'île. Cependant, toutes ces questions ne sont pas importantes. Ce qui est important est la façon dont il a vécu sa vie, son altruisme, son indigence, sa pauvreté, son aversion pour la richesse et les plaisirs de la vanité frauduleuse de ce monde. Ce qui est important c'est son humilité et son espérance et sa foi en Dieu seul, mais aussi la sainteté et la gloire qu'il a reçu de Lui.


Saint Thyrse a fait beaucoup de miracles dans son église, il avait particulièrement le don de guérir les verrues des mains et des pieds et de nombreuses personnes en bénéficièrent, grâce à l'eau bénite avec laquelle ils se lavaient. Il y a une coutume qui veut que quand quelqu'un met de l'eau bénite du Saint sur son corps, il doit alors descendre en dessous de l'église à la mer et se laver dans l'eau salée, car c'est la seule façon dont le Saint permet que son eau sainte fasse effet. Si quelqu'un apporte son eau bénite à une personne malade, il n’obtient pas de miracle. La raison en est peut-être que les croyants sont ainsi incités à visiter l'église du Saint.
L'église de Saint Thyrse est actuellement occupée par l'armée turque. Avant 1974, dans le village de Gialousa, il y avait une énorme fête pour la fête du Saint.



La mémoire de Saint Thyrse est célébrée le 23Juillet. 
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A la suite d'une décision collégiale Jennifer annule son anniversaire dans la partie occupée de Chypre





Jennifer devait donner un concert à Chypre le 24 juillet prochain, le jour de son 41e anniversaire... Mais cela a finalement été annulé ! En effet, son attachée de presse a déclaré que cette annulation été due à la "situation politique" de Chypre : "Jennifer Lopez ne pourrait sciemment soutenir tout Etat, pays, institution ou régime associé à une quelconque violation des droits de l'Homme"."Après un examen attentif de la situation à Chypre, la décision a été prise de ne pas participer au concert. Cela a été une décision collégiale, qui reflète notre sensibilité à la situation politique de la région".
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À l'attention de Madame Jennifer Lynn Lopez




(Née le 24 juillet, 1969)
Chère Madame Lopez,
Je vous écris en ma qualité de Présidente des Mères Déplacées de Chypre, en tant qu’une femme et pardessus tout en tant qu’une mère. Depuis cette partie du monde nous suivons et admirons votre carrière à succès, mais aussi votre étonnante force à élever vos enfants et votre détermination à leur offrir les justes valeurs de la vie.
Néanmoins, nous fûmes réellement attristées et choquées en apprenant que vous visiterez la région de la République de Chypre occupée par l’armée turque, pour prendre part aux célébrations de l’anniversaire de l’invasion illégale de notre pays par la Turquie, qui nous a privées de nos foyers et de nos droits fondamentaux au sein de notre propre pays. Depuis le 20 juillet 1974, lorsque laTurquie envahit notre île, un tiers de la population de l’île de Chypre, c’est à dire 200.000 personnes – probablement la proportion de personnes Déplacées Internes/Réfugiées la plus élevée dans un seul pays – furent chassées par la force de leurs foyers et 37% du territoire souverain de la République de Chypre passa sous occupation militaire turque. En contravention de toutes les Résolutions des Nations Unies et de toutes les Décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme condamnant la Turquie pour sa présence illégale sur l’île, les Chypriotes grecs furent empêchés de retourner dans leurs foyers et propriétés depuis leur expulsion massive.
Les personnes déplacées qui devinrent en fait des refugiés dans leurs propre pays, subirent en plus de la perte de leurs propriétés et leurs biens, la perte de leurs êtres chers, nombreuses desquelles sont encore portées disparues, vue que la Turquie refuse de rendre des comptes concernant leur sort. Certains membres de notre mouvement, qui à l’époque étaient adolescentes, furent violées par les soldats turcs et capturées comme prisonnières de guerre – quant aux autres membres, nous fûmes violées à même notre âme et en souffrons toujours.
La Turquie a déraciné notre enfance et nos rêves, pourtant nous ne perdons pas espoir. Nous avons à présent nos propres familles et enfants et nous luttons pour les élever avec les moyens limités dont nous disposons loin de nos foyers. MAIS NOUS N’OUBLIONS PAS LA TRAGÉDIE DU 20 juillet 1974.
Sur votre site internet vous dites: «Quant à moi, je suis Catholique,» (Lopez dit sur Southern Florida’s NBC 6); nous aimerions vous informer qu’au mois de juin de l’année courante, Sa Sainteté le Pape Bénédicte XVI visita la République de Chypre, toutefois il refusa de visiter les régions occupées par l’armée turque, ne pas donnant suite à une invitation «officielle» qui lui fut adressée. Ceci devrait être instructif sur ce que cet « état » représente pour la Chrétienté et l’humanité. Nous, en tant que Chrétiennes et en tant que femmes ayant souffert des atrocités commises par la Turquie, vous exhortons à ne pas réaliser ce voyage à Chypre et à ne pas participer à ces célébrations.
Le fait que vous êtes mondialement célèbre, transforme cette « fête pour votre anniversaire » en un piège adroitement camouflé au profit de la Turquie et produira un impact négatif direct au détriment de mon pays et de nous-mêmes, dans la mesure où la propagande turque vous utilise dans un effort de se forger une fausse « normalité » et une fausse « légitimité » pour le pseudo-état hors la loi qui n’est reconnu que par la Turquie.
Lors de Votre Décision, NOUS VOUS PRIONS de considérer QUE:
Le 20 juillet 1974 la Turquie envahit et occupe depuis une partie de Chypre, et, de ce fait, de l’Europe elle-même;
La Turquie perpétra une épuration ethnique et des crimes de guerre contre les Chypriotes grecs.
Nous, les Mères Déplacées Internes et Réfugiées, revendiquons la restauration de nos Droits Humains et le retour en Sûreté à nos FOYERS et PROPRIÉTÉS.
Nous exigeons la détermination du sort et la localisation des personnes portées disparues ainsi que la responsabilisation de la Turquie.
Ces faits constituent la vérité souvent omise dans les discussions au sujet de Chypre pour des raisons de tact et ignorée par les Dirigeants Mondiaux, qui se présentent comme des Défenseurs des Droits de l’Homme. Nous faisons appel à votre qualité de femme, de mère et de chrétienne et nous vous demandons de respecter nos souffrances et ne pas fêter votre anniversaire en compagnie des pilleurs de notre histoire, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Nous comptons sur votre sensibilité contre les violations des Droits de l’Homme à travers le monde et nous aimerions solliciter votre soutien actif dans notre combat contre l’impérialisme et dans nos efforts de restaurer nos Droits Humains, de la même manière que vous vous étiez battue pour la sensibilisation au sujet des femmes mexicaines assassinées à Ciudad Juarez et en Chihuahua.
Je me mets personnellement à votre disposition pour vous fournir toute information utile de façon objective et pour coopérer avec vous de toutes les manières possibles dans le but d’informer le monde au sujet de ces crimes impunis, perpétrés à Chypre depuis 1974. Nous sommes confiants que vous prendrez la décision juste.
Dans l’espoir de votre réponse,
Sincèrement votre,
Markella Isaïa-Chakka
Présidente
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Interview de Ioannis A. Eliades du Musée Byzantin de Nicosie






Ioannis A. Eliades : « Beaucoup de vols, de subtilisations illégales d’œuvres d’art ont donné à l’Eglise de Chypre l’idée de faire circuler, dans les grandes villes, des avis demandant à ce que toutes les icones importantes soient récoltées pour être ensuite toute regroupées dans un Musée. Hélas, cela n’a pas été possible durant la période anglaise (première et seconde guerre mondiale, et puis la guerre de libération de Chypre). Avec l’archevêque, Mgr Macario, l’idée refait surface en 1960 avec la restauration des icones. En 1973 un grand atelier de restauration est créé, prêt à accueillir un grand nombre d’icones pour la formation du Musée. Mais la guerre en 1974, et l’invasion turque qui dure encore, a tout bloqué. Le Musée ne verra le jour qu’en 1982, soit 5 ans après la mort de l’archevêque. A la Fondation Archevêque Macario ont trouve également une grande bibliothèque, une galerie d’art moderne contemporain et un centre d’éditions. Mais la grande ambition du Musée est de pouvoir donner un abri au plus grand nombre possible d’œuvres dont le nord de Chypre s’est emparé ».

– 550 est le nombre d’églises du nord détruites ou abandonnées, transformées pour divers usages. Et l’on estime à plus de 20.000 le nombre de pièces volées. Un énorme patrimoine que le trafic illégal a disséminé partout dans le monde...

Ioannis A. Eliades : « Dernièrement on a retrouvé deux grandes icones de Trichome dans les mains d’un trafiquant russe qui les tenaient en Suisse à Zurich. Un procès est d’ailleurs en cours pour pouvoir les rapatrier ».

– Publications, catalogues, expositions … le Musée est engagé dans une fine opération d’étude et de recherches pour retrouver les œuvres disparues.

Ioannis A. Eliades : « C’est pourquoi notre Musée a eu l’idée d’organiser des expositions à l’étranger. Nous avons déjà participé aux deux éditions du meeting de Rimini, en 2008 et 2009. La première année nous avons présenté la destruction des Eglises de Chypre, montré leur état de conservation, demandant de pouvoir faire quelque chose. Alors qu’en 2009 nous avons illustré le cas d’œuvres se trouvant en Allemagne (« Otages en Allemagne »). On a retrouvé dans les appartements d’un trafiquant turc en Allemagne plus de 300 œuvres provenant de Chypre. Placées sous séquestre depuis plus de 11 ans, elles sont encore en Allemagne. Nous demandons à ce que les toutes les œuvres puissent de nouveau être ensemble ».


Ioannis Eliades nous raconte la triste histoire d’églises comme celle de saint Barnabé transformée en Musée (mais d’icones il n’y en a plus) et que les moines ont été obligés de quitter. On perçoit encore chez lui une grande émotion quand il repense à la restauration de ces fresques retrouvées en Allemagne après tant d’efforts.

Ioannis A. Eliades : « L’Eglise de Chypre a payé une somme pour chercher à savoir où se trouvaient les appartements du trafiquant turc. Puis il y a eu la mise en vente, entre septembre et octobre 1997, et ces fresques ont été récupérées. Quand ces trois fresques que vous voyez là ont retrouvé leur place sur le mur, nous étions très émus. Nous avons l’espoir que cette même opération puisse un jour se faire dans l’église d’origine »

Mais en réalité la valeur de ces œuvres, qui n’en restent pas moins précieuses, va bien au-delà de leur qualité artistique. En les sauvant et en les reconstituant c’est la forte identité chrétienne du peuple chypriote, lié à sa terre et sa foi, qui est sauvée et reconstruite. Cette foi même qui habitait toutes ces personnes contraintes à quitter leurs maisons dans les années 70 et qui ont réussi à sauver quelques unes des icones les plus prisées, jetant au milieu de leurs quelques effets personnels emportés à la hâte, ce qu’elles avaient de plus précieux à sauver. Ce fut le cas de cette icône…

Ioannis A. Eliades : « Cette icône est un exemple du patrimoine perdu du nord de Chypre. Elle provient de l’Eglise de Panakia Avracida. Les turcs l’ont abattue 15 ans après la guerre en 1989. Probablement après avoir arraché les fresques qui se trouvaient à l’intérieur de l’église, construite au XVIème siècle. Ils ont abattu l’église et ont laissé les cellules du monastère qui l’entouraient, ceci pour faire comprendre que leur seul but était de détruire l’Eglise, rien d’autre. Et cette icône-ci est l’unique témoignage, l’unique objet qu’il nous reste de cette église. Elle a été sauvée par des réfugiés, en 74, et a été rapportée ici à l’archevêché ».


– Une cinquantaine d’églises environ se trouvent à l’intérieur de camps militaires non accessibles, nous explique Ioannis, et celles que l’on a pu visiter sont en piteux état. Le directeur du Musée byzantin de Nicosie espère en des conditions de sécurité qui permettront aux réfugiés de rentrer chez eux et aux églises d’être restaurées. « Aidez-nous à faire quelque chose, nous dit dit-il avec force, autrement il ne restera bientôt plus rien de cet immense patrimoine ». Son cri est également un appel pressant au Pape.

Ioannis A. Eliades : « Nous demandons au pape de faire ce qu’il peut pour ce patrimoine culturel du nord, qui s’écroule jour après jour. Par l’intermédiaire du président de Chypre, mort l’année dernière, nous avons présenté au pape un album de photos des églises occupées, de leur état, afin qu’il puisse apporter son aide, faire quelque chose. Cette aide au Pape, Chrysostome II l’a sollicitée lui aussi lors de sa visite officielle en 2007. Cette année, nous avons bon espoir que la visite de Benoit XVI fasse progresser les choses, que nous puissions obtenir la permission de restaurer nos églises, car il ne nous est même pas autorisé de restaurer nos églises avec nos propres fonds ».

(extrait de http://www.h2onews.org/index.php?option=com_content&view=article&id=224445169)
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Les maronites de Chypre, un trésor menacé de disparition





extrait du site :




Jeunes maronites en tenue traditionnelle.

Jeunes maronites en tenue traditionnelle.

Par Fady NOUN | 07/06/2010

Assises aux premières rangées de la cour de l'école maronite primaire de Nicosie, couverte de rangées de chaises blanches, une cour toute nue, sans arbres et sans préau, une quinzaine de vieilles paysannes maronites assistent samedi à la rencontre du pape Benoît XVI avec les communautés catholiques de Chypre. Elles sont habituées au soleil et viennent de villages aux noms chantants : Aya Marina, Courmagiti, Assomatos ou Carpasha. Des villages dont elles ont été chassées en 1974, il y a 35 ans, au moment de l'invasion de l'île par l'armée turque.

C'est le pape lui-même qui a demandé qu'elles soient assises en bonne place. La cérémonie leur est en grande partie destinée. Les catholiques de Chypre, aujourd'hui, ce sont d'abord elles. Certes, il existe aussi dans l'île une communauté latine liée à la Custodie de Terre sainte et composée en majorité d'expatriés et de travailleurs étrangers. Mais des deux minorités dans ce pays largement orthodoxe, la plus fragile, la plus menacée, celle qui a vraiment besoin d'être secourue, c'est la communauté maronite, au nombre de quelques milliers de personnes.
La sollicitude portée à la petite communauté maronite de Chypre rappelle irrésistiblement celle que Jean-Paul II a manifestée à l'égard du Liban. On a l'impression qu'à travers eux, l'Église universelle veut sauver un modèle menacé de disparition. Car il existe un risque réel de voir disparaître les maronites de Chypre. Chassés de leurs villages, les familles ont réagi différemment au drame. Dans les villages mêmes, le temps s'est arrêté. Quelques anciens sont restés, farouches, mais d'un autre âge. Certaines des familles qui ont fui languissent après leurs terres, leurs maisons et leurs églises. La jeune génération, elle, s'est adaptée à ce malheur et a commencé à regarder ailleurs.
Selon le député Antonis Hagi Russos, représentant au Parlement de la communauté maronite de Chypre, 80 % des mariages de jeunes maronites sont désormais des mariages « mixtes », de sorte qu'à la prochaine génération, ces personnes se seront assimilées à la population chypriote-grecque, ou contaminées par le sécularisme ambiant, perdant ainsi tout sentiment d'identité maronite. Le député a offert au pape un plat en argent sur lequel sont incrustés les noms des villages maronites en zone turque, et dans lequel il exprime le désir de la population « de renouer avec ses racines ».
Le pape a cru pouvoir promettre du concret aux Chypriotes maronites qui l'ont acclamé samedi. « Je connais vos désirs et vos souffrances, leur a-t-il dit. J'espère qu'avec l'assistance des instances concernées une vie meilleure vous sera assurée rapidement. » D'où vient pareille assurance, nul ne saurait le dire.
Certes, grâce à l'énergique action de Mgr Boutros Gemayel, son évêque aujourd'hui remplacé pour avoir atteint la limite d'âge, la communauté maronite semble s'être redressée. D'intensives démarches diplomatiques ont conduit les autorités turques à assouplir les conditions d'accès des villageois à leurs terrains, de sorte que, dans trois de ces derniers, des messes sont à nouveau célébrées le dimanche. Par ailleurs, quelques vieux restés sur place ont pu à nouveau exploiter leurs terrains et les récoltes d'olive sont assurées. Pas pour Aya Marina, interrompent les personnes concernées. Ce village, en effet, est considéré comme zone militaire, et toutes ses maisons sont occupées par l'armée turque.
Toutefois, ce redressement, pour salutaire qu'il ait été, doit se poursuivre, pour devenir irréversible. Cette tâche revient désormais à Mgr Youssef Soueif, successeur de Mgr Gemayel, omniprésent lors des cérémonies d'accueil du pape. « À défaut de revenir au village, c'est le village qu'il faut faire parvenir aux jeunes », assure Maria Koikkonnou, une maronite de Chypre engagée dans les préparatifs de la visite.
En d'autres termes, la jeune génération doit être reconquise aux valeurs du village, c'est-à-dire évangélisée à nouveau. D'où peut-être l'importance cruciale que le pape a donnée, lors de sa visite, aux prêtres, éducateurs chrétiens et personnes consacrées. Dans l'homélie prononcée lors de la messe dans la chapelle de la Sainte-Croix, il les a exhortés à rester fidèles à la Croix du Christ, à être des modèles de constance face aux adversités, même si cela signifie, dans certains cas, donner leur vie. « Imaginez ce que serait le monde sans la Croix ? » leur a-t-il lancé. La question, en effet, a de quoi faire trembler.
Dans la cour chauffée à blanc de l'école primaire maronite, après les discours échangés et les présents, des tableaux de la vie de village, merveilleusement dansés et chantés, ont, par leur créativité et leur sincérité, fait oublier le soleil.
Saint Maron, l'ermite du IVe siècle devenu père d'une communauté humaine de quelque 7 millions de personnes répandues de par le monde, a construit sa première église sur le site d'un temple païen. Telle est bien, semble-t-il, la destinée de la communauté maronite : substituer progressivement la lumière de l'Évangile aux ténèbres de la superstition, même quand cette lumière est tamisée et nous vient sous l'apparence de la plus humaine, de la plus simple des joies. 
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Les minorités chrétiennes à Chypre

Extrait du site du Patriarcat latin de Jérusalemhttp://www.lpj.org/

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La Constitution de 1960 reconnaît que Chypre est formée des deux ethnies grecque et turque. Trois minorités sont également reconnues : les Maronites, les Arméniens et les Latins (catholiques latins). Au moment de l'indépendance, ces trois groupes minoritaires ont été invités à choisir auquel des deux groupes ethniques ils souhaitaient appartenir ; les trois ont choisi le grec. Maronites, Arméniens et Latins ont le droit d'élire un représentant au Parlement. Ce représentant n'a pas le droit à la parole, si ce n'est en commission ou lorsqu'il y est invité.
1. Les Maronites
Les Maronites ont débarqué à Chypre aux VIIème et VIIIème siècles. Dans le passé, ils formaient une part importante de la population de l'île, comptant jusqu'à soixante villages, avec leur église et leurs institutions. Puis leur nombre a diminué peu à peu, jusqu'à n'atteindre guère plus de cinq mille personnes.
À l'heure actuelle, Chypre ne compte plus que quatre villages maronites, situés dans le nord-ouest et en partie occupés par les Turcs : Kormakiti, Assomatos, Karpasha Ayía et Marina.
Au cours de l'invasion de 1974, la plupart des Maronites, en particulier les jeunes, ont fui leurs villages et se sont installés dans le sud de l'île où ils ont peu à peu refait leur vie. Ne sont restés dans les villages que les plus âgés, à l'exception d'Agia Marina qui a été complètement abandonné. Jusqu'à la division de l'île, ceux qui s'étaient installés dans le sud ont eu la permission de retourner dans leurs villages, les Turcs les considérant comme une communauté à part. Aujourd'hui, le passage est beaucoup plus facile pour tout le monde.
Depuis 1988, Chypre des Maronite est un diocèse appartenant au Patriarcat maronite du Liban. S.E. Mgr Joseph Soueif est l'archevêque maronite actuel de Chypre. Né en 1962, il a été élu archevêque de Chypre des Maronites le 29 octobre 2008, et consacré le 6 décembre suivant. Il a succédé à Mgr Boutros Gemayel.
Les paroisses maronites sont actuellement au nombre de huit : trois dans le nord, trois à Nicosie, une à Larnaca et une à Limassol. Elles sont desservies par cinq prêtres diocésains (quatre Chypriotes et un Libanais) et trois moines Antonins (deux Chypriotes et un Libanais). Ces derniers ont leur monastère à Kotsatis, village situé à environ 15 km de Nicosie où vivent de nombreux Maronites ; ils ont aussi la charge de la paroisse locale. Trois moniales Antonines libanaises sont au service de l'archevêque. Elles vivent dans un couvent qui vient d'être construit.
A Chypre, la liturgie maronite est célébrée en arabe et en araméen, mais aujourd'hui de nombreuses parties sont traduites en grec.
2. Les Arméniens orthodoxes
Les Arméniens ont vécu à Chypre pendant des siècles. Ceux qui y vivent actuellement sont venus de l'Arménie et de la Turquie après le génocide de 1915-1923. Ils sont environ deux mille et vivent principalement à Nicosie, Larnaca et Limassol.
Avec l'occupation turque de l'île, ils ont perdu à Nicosie l'église, le couvent, l'école et les maisons situées derrière l'église de la Sainte-Croix. Ils avaient aussi un monastère sur les pentes de la montagne Pentadattilo, dans le nord de l'archipel du même nom. Il y a deux ans environ, les Turcs ont voulu en faire un hôtel ou un établissement du même genre. Il a fallu de nombreuses protestations et jusqu'à l'intervention du Saint-Siège pour que les travaux soient suspendus.
Actuellement, les Arméniens orthodoxes possèdent trois églises et trois écoles à Nicosie. Depuis 1997, un évêque arménien vit à Nicosie : Mgr Varoujan Hergelian, vicaire du Catholicossat de Chypre pour la Cilicie, avec siège à Beyrouth. Avant lui, un prêtre était le vicaire général.
À Nicosie, les Arméniens possédaient l'école Melkonian, célèbre non seulement à Chypre et au Moyen-Orient, mais aussi aux Etats-Unis. Cet établissement, financé par les deux frères Melkonian, a été construit en 1924-1926. En 2005, l'UGAB (Union Générale Arménienne de Bienfaisance), dont dépend l'école, a décidé de la fermer, vraisemblablement pour estimer le terrain qui, se trouvant au centre de Nicosie, a une très grande valeur. En presque quatre-vingt ans, plus de 1500 jeunes Arméniens ont été diplômés de l'école Melkonian.
Le représentant des Arméniens au Parlement est M. Vartkes Mahdessian, Chypriote arménien.
3. Les Latins
Les catholiques latins ont une longue histoire à Chypre. Elle commence avec l'occupation de l'île par les Templiers à la fin du Xe siècle, se poursuit avec l'établissement du Royaume de Lusignan (1191-1489) puis la domination vénitienne (à partir de 1489). La présence latine se termine brutalement avec l'invasion ottomane de l'île en 1571. Les Turcs n'autorisèrent à rester sur l'île que les orthodoxes et les maronites. Par conséquent, tous les religieux et religieuses latins furent forcés d'abandonner leurs monastères et leurs églises, qui furent soit convertis en mosquées, soit occupés par les orthodoxes. De nombreux fidèles latins quittèrent l'île. Parmi ceux qui restèrent, beaucoup devinrent orthodoxes et même musulmans, en raison des pressions et difficultés en tous genres.
En 1593, les Franciscains de Terre Sainte obtinrent du sultan d'Istanbul le droit de retourner à Chypre. Ils s'installèrent dans l'île après le passage de saint François, lorsque celui-ci alla rencontrer le sultan d'Egypte (1219). La tradition veut que le saint ait laissé deux ou trois frères sur l'île. Ce qui est certain, c'est que les Franciscains vivaient à Chypre à la fin du XIIIe siècle. Pendant des siècles, Chypre a été pour les Frères de la Custodie de Terre Sainte un lieu de refuge.
Les Latins natifs de Chypre sont peu, et leur nombre est en baisse continuelle, principalement en raison des mariages mixtes. Mais vers la fin du XXe siècle, l'Église latine, a été enrichie de nouveaux fidèles en provenance de l'Asie : Philippins, Sri lankais, Indiens, etc. Il s'agit surtout de femmes, qui travaillent dans les familles chypriotes, auprès des ambassades ou à l'ONU. S'y ajoutent de nombreux étudiants en provenance d'Asie, et plus récemment d'Afrique, en particulier du Nigeria et du Cameroun.
Le tourisme, surtout européen et moyen-oriental, est en plein essor dans île. Naturellement, les établissements et sites touristiques se trouvent le long de la côte sud. Les paroisses de Limassol, Paphos et Larnaca sont directement concernées par le phénomène. Chypre reçoit entre 2.5 et 3 millions de touristes chaque année.
Il est difficile de déterminer le nombre exact des fidèles latins de Chypre. Essayons de donner ici quelques chiffres :
1. Les Chypriotes autochtones latins sont au nombre de 350, semble-t-il.
2. D'après les listes électorales, les Latins pouvant voter sont au nombre de 600. Il y a donc des Chypriotes autochtones qui ont acquis la citoyenneté du pays. Selon les calculs officiels, aux 600 électeurs latins, il faut ajouter au moins 300 ou 400 membres de leur famille. On atteint le chiffre d'un millier de personnes environ.
3. A cela il faut ajouter un groupe important – sans doute 2000 personnes – de techniciens, professeurs et hommes d'affaires occidentaux installés à Chypre pour quelques années.
4. Beaucoup de retraités, en provenance de Grande-Bretagne généralement, vivent en permanence à Chypre. Ils sont installés principalement le long de la côte à Paphos, Limassol, Larnaca, mais aussi dans le nord, à Kyrenia. La majorité appartient à la Communion anglicane, mais il y a aussi beaucoup de catholiques parmi eux. Il est difficile de proposer un chiffre.
5. Il y a enfin les travailleurs étrangers. Ceux-ci viennent principalement des Philippines, du Sri Lanka et de l'Inde. Les Philippins, au nombre de 7000 environ, sont presque tous catholiques. Les Sri lankais sont généralement bouddhistes, mais Chypre étant un pays chrétien, de nombreux catholiques arrivent de cette autre île. Ils sont environ 1500. La communauté catholique indienne n'est pas très grande : peut-être 200 ou 300 personnes. Ceux-ci viennent principalement du sud de l'Inde, région où les catholiques sont nombreux. Le nombre de clandestins ne peut être évalué. Dernièrement, de nombreux Africains en provenance du Cameroun, du Nigeria et du Congo ont commencé à arriver à Chypre. Beaucoup d'entre eux sont catholiques, mais il n'est pas encore possible de savoir leur nombre exact. En conclusion, on peut dire que le nombre de travailleurs étrangers catholiques est de 9000 ou 10000 personnes, peut-être plus.
La communauté latine dispose d'un représentant au Parlement. De 1960 à 1976, il s'agissait de John Pietroni ; de 1976 à 1991, de Félix de Cirilli Nores ; depuis 1991, c'est Benito Mantovani.
Fra Umberto Barato, o.f.m.
Vicaire patriarcal à Chypre
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