Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...

La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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ST THÉOPHILE LE NOUVEAU, MARTYR À CHYPRE





Άγιος Θεόφιλος ο Νέος

Le Saint-Martyr Théophile le Nouveau est né et a grandi à Constantinople sous le règne de Constantin et Irene. Il était commandant des armées romaines et sénateur. Dans une bataille avec les Sarrasins près de Chypre vers l'an 800, son armée ayant été défaite il fut abandonné par les deux autres généraux envieux qui l'accompagnaient, et fut ainsi capturé et fait prisonnier par les ennemis. St Théophile a été emprisonné à Chypre, où il a passé quatre ans. Les Arabes tentèrent d'abord par la flatterie et ensuite les menaces de lui faire renier le Christ mais Théophile est constamment resté fidèle à l'orthodoxie. Il fut donc décapité en l'an 784. 


ἈπολυτίκιονἮχος γ’. Θείας πίστεως.

Τὴν φιλότητα πρὸς τὸν Δεσπότην, καθυπέγραψας, τῷ αἵματί σου, καὶ τὴν πλάνην ἐναπέπνιξας, ἅγιε, ἡμισελήνου γενναίω φρονήματι, ἀνακηρύξας Χριστοῦ τὴν θεότητα, ὅθεν εἴληφας, Θεόφιλε παμμακάριστε, τὸ στέφος τῶν μαρτύρων ἐκ Κυρίου σου.

Κοντάκιον
Ἦχος α’. Τὸν τάφον σου Σωτήρ.

Θαλάσσης νοητῆς, διαπλεύσας τὸ κύτος, λιμένα οὐρανοῦ, εἰς κατάπαυσιν εὖρες, Θεόφιλε ἔνδοξε, ὡς πὲρ ναῦς χριστοσφράγιστος, πλάνην Ἄγαρ δέ, ἐκμυκτηρίσας ἐμφρόνως, ὠμολόγησας, τὴν τοῦ Δεσπότου σου πίστιν, μαρτύρων ἀγλάισμα.
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L'EXIL des CHYPRIOTES en ASIE MINEURE et en SYRIE


Au cours du VIIe siècle un état très inhabituel de «neutralité» ou co-domination fut inauguré pour Chypre entre Byzantins et Arabes, qui instituait une répartition égale du paiement des impôts payés par les Chypriotes entre eux. A Chypre, de cette époque, il y avait des fonctionnaires byzantins en même temps qu'un commandement musulman, (Wali), nommé par les Arabes.

Néanmoins, cet équilibre a été brusquement interrompu en 691 à en raison de l'événement le plus important de Chypre qui a eu lieu sous le règne de l'empereur Justinien II.



A cette époque, pour une "étrange" raison l'empereur a ordonné le transfert de la population de Chypre à Cyzique" , une ville antique de Propontide (mer de Marmara), entre Panormos et Artaki (Hellespont). Il est maintenant clair que la raison de ce transfert de la population chypriote à Cyzique s’est fait surtout en vue de priver le trésor des Arabes des impôts chypriotes, et les détourner à de nombreuses fins importantes (pour l'époque) au service de l’Empire Byzantin : militaire, marine / construction navale et autres, sous le commandement des généraux Karavisianoi.

L’ action malavisée (comme elle fut caractérisée), de Justinien de transférer un grand nombre de Chypriotes à Cyzique eut comme conséquence une action similaire faite par le calife arabe Abd Al-Malik, qui a ensuite transféré le reste de la population chypriote de Chypre vers la Syrie. Cette action signifiait que le calife considérait comme cette partie de la population de Chypre comme ses sujets eu égard à la fiscalité et à d’autres obligations envers lui.

Probablement, l’élite des Chypriotes a été transférée à Cyzique pour le service naval et militaire. En tête de ceux qui furent transférés de Chypre à Cyzique fut l’Archevêque chypriote Mgr Jean et les autres évêques de Chypre. La région de l'Hellespont où s’établirent les Chypriotes prit le nom de Nouvelle Ioustinianoupolis ou Nouvelle ville de Justinien. C’est en raison de cette réinstallation, que l'actuel Archevêque de Chypre a aussi à ce jour le titre d'Archevêque de la Nouvelle-Justinienne et de tout Chypre.


La réinstallation des Chypriotes à (qui fut vécue par beaucoup comme un exil, mais était une pratique courante au Moyen Age) n'a pas duré longtemps, mais a coûté de nombreuses vies à cause de beaucoup de souffrances. Une nouvelle confirmation du traité de 688 entre les Byzantins et les Arabes, qui a probablement été signée en 705, lorsque Justinien est remonté sur le trône (au lieu de 698 à 699 comme on le pensait jusqu'à récemment) a permis le retour des Chypriotes de Cyzique dans leur patrie, mais aussi le retour à l'île des Chypriotes qui avaient été transférés en Syrie.

Avec le retour des Chypriotes dans leur patrie, les Arabes furent également de retour et se réinstallèrent sur l'île (les prisonniers des Byzantins et les autres). Le statut de «neutralité» pour Chypre, fut appliqué à nouveau et il s’en suivit équilibre et coexistence. La prédominance de conditions de paix rendit les échanges entre Chypre et les Arabes beaucoup plus faciles. Chypre servit alors de point de transit.

(Adaptation et version en français de Maxime Le minime d'après NOCTOC")
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BREVE HISTOIRE de l'organisation de L'EGLISE DE CHYPRE








Les apôtres Paul et Barnabas ont fondé l'Église de Paphos en 46 après J.-C. Elle fut la première église chrétienne qui a été fondée par les apôtres. Plus tard Saint Heraclidius et l’évêque Epafras l’ont organisée  avec l'aide de l'apôtre Barnabé. Ils ont beaucoup contribué à la diffusion du Christianisme. Paphos, à cette époque, était la capitale de Chypre, l’Église de Paphos était si bien établie, qu'elle a participé au premier concile œcuménique, qui s'est tenu à Nice en 325 après J.-C., avec l'évêque Cyril ou Cyriacos, un écrivain bien connu. L’évêque de Paphos Ioulios a participé au second Concile œcuménique qui a eu lieu à Constantinople en 381, tandis que l'évêque de Paphos Saprikios fut du troisième concile œcuménique qui a eu lieu à Éphèse en 431 et a confirmé l'autocéphalie de l'Eglise de Chypre. 


A partir de  l'an 330  Chypre fut un district de Constantinople et le christianisme fut la religion officielle de l'île.

Jusqu’aux tremblements de terre dévastateurs de 332 et 342 qui  ruinèrent Paphos, l'évêque de Paphos était le métropolite de l'île. Après les tremblements de terre Salamine succéda à Paphos comme capitale de Chypre et l'évêque de Salamine fut déclaré  Métropolite. Malgré les catastrophes, Paphos se reconstitua à la fin du 4e siècle et l'église fut à nouveau bien organisée. Au cours de cette période, deux grandes églises chrétiennes ont été construites, la basilique de Saint-Kyriaki et la basilique de Panagia Limeniotissa.




En 653 les Arabes envahirent Paphos et restèrent jusqu'à 680. Au cours de cette période Paphos subit d'énormes désastres et les deux basiliques furent presque totalement détruites et converties en écuries. Lorsque les Arabes partirent, elles ont été reconstruites, avec beaucoup d'autres églises.
Pour les siècles suivants l'Église orthodoxe a continué d'exister, bien qu'il n'y ait pas de document écrit pour l'Eglise de Paphos.
En 1192, les Francs s’emparèrent de Chypre. Au cours de la période franque, l'Eglise orthodoxe a été persécutée et le siège épiscopal orthodoxe a été transféré à Arsinoé, Polis Chrysochous, pendant que Paphos était devenue le siège de l'Évêque latin.


Peristerona Church


En 1570, ce fut au tour de Turcs d’occuper Chypre. Tentant de donne à  leur occupation une suite pacifique, ils ont restauré la l’autocéphalie de l'Eglise de Chypre et à partir de la seconde moitié du 17ème siècle furent définitivement fixés l'archevêché de Chypre, ainsi que les trois diocèses de Paphos, Kition et Kyrenia. Plus tard y ont été ajoutés les diocèses de Limassol et Morphou.
Les évêques de Paphos, ainsi que l'archevêque de Chypre et les autres évêques et les hiérarques, se sont tenus aux côtés du peuple chypriote grec et lui a apporté son soutien pour surmonter toutes les difficultés auxquelles il a eu à faire face en raison des diverses occupations de l'île et maintenir leur identité nationale et religieuse à travers les siècles.






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