Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...
La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits et particulièrement de traductions du merveilleux Blog, si passionné et si riche de NOCTOC. qui m'a permis de transcrire ses textes . Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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Chypre, la tradition et la culture du vin


Un vin chypriote de 1845 


Monsieur Audouze (à gauche)
 remettant la bouteille
 à l'Ambassadeur Marios Lyssiotis.
 
Monsieur François Audouze, collectionneur passionné de vins anciens raconte une histoire passionnante sur le vin de Chypre.
En effet, comme le dit lui-même, il y a une quinzaine d’années, il est tombé sur une vente de vins remontant à la première moitié du XIXème siècle, à l’hôtel Drouot. Parmi ces bouteilles il y avait de nombreuses bouteilles d’un vin chypriote de 1845.

Monsieur Audouze précise que sur les conseils d’un de ses amis marchand de vins, a acheté le lot sans l’avoir vu. Il a appris par la suite que le vin de Chypre provenait d’une succession d’un pharmacien de Montpellier qui les auraient embouteillées lui-même en 1903.
Monsieur Audouze ne tarit pas d’éloges : « Bien qu’il soit absurde de les comparer, force est de constater que la complexité du vin de Chypre dépasse celle de l’Yquem (vin de France). Il se présente comme un muscat d’une élégance naturelle exceptionnelle. Ce qui frappe, c’est le poivre et la réglisse. Beaucoup de muscats sont agréables. Celui-ci est racé, noble, élégant au possible. Son parfum est indélébile : l’odeur qui se dégage des flacons vides, que j’ai gardés et rebouchés, est un lourd parfum capiteux encore bien vivace des années plus tard ».
Monsieur Audouze précise encore : « A force d'écrire que le vin de Chypre de 1845 est le plus grand vin de ma vie, ça devait remonter un jour jusqu'aux oreilles de l'Ambassade de Chypre. Un conseiller de l'Ambassade me contacte et serait heureux que Chypre puisse acquérir une bouteille vide de Chypre 1845, pour qu'elle figure dans un musée.
Le rendez-vous est pris ; Monsieur Audouze est reçu chaleureusement par l’Ambassadeur de Chypre en France Monsieur Marios Lyssiotis. Il apporte la bouteille et la remet, à titre gracieux, à l'Ambassadeur. Elle a, depuis, été expédiée à la mairie de Limassol, ville la plus au sud de Chypre, qui est proche de toute la zone où l'on produit les célèbres Commandaria de Chypre. Enfin, Monsieur Audouze précise : «Nous avons longuement bavardé et l'idée qui va germer maintenant, c'est d'apporter une autre bouteille, mais pleine celle-là, pour la partager avec des chypriotes. Rien ne me fera plus plaisir ».

Il faut se rappeler que la culture de la vigne pour ses fruits et la production de vin est relativement récente, les premières vignes ayant été cultivées en mer Noire il y a environ 8000 ans. De là, elle s'est progressivement étendue vers le sud-est jusqu'en Mésopotamie, en Syrie et en Egypte, d'où elle a traversé la Méditerranée jusqu'en Grèce, puis en Italie et ainsi de suite.
Il y a 4000 ans, des colons venus des côtes proches s'installèrent à Chypre. On estime qu'ils ont apporté avec eux leurs propres cépages à vigne. Lorsque les Grecs sont venus s'installer à Chypre vers 1200 av. J.- C., ils y ont probablement déjà trouvé du vin.
La légende et l'histoire de l'antiquité viennent appuyer ces faits. Le chant de Salomon loue les vins de Chypre. En 800 av. J.-C., Hésiode a décrit la fabrication des vins de Chypre. Le poète grec Euripide parle dans ses œuvres d'un long pèlerinage qu'il a fait à Chypre pour déguster le vin ou "Nama de Chypre", nom sous lequel on le connaissait alors. Des scènes sur la culture de la vigne et le vin sont également représentées sur une des mosaïques de la Maison de Dionysos à Paphos. En outre, les recherches archéologiques ont permis de trouver de traces très anciennes de la culture de la vigne et de la fabrication du vin dans l’île.
Charalambos Petinos
Historien /Conseiller de Presse 










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