Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...
La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits et particulièrement de traductions du merveilleux Blog, si passionné et si riche de NOCTOC. qui m'a permis de transcrire ses textes . Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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"TERRE D’ASILE, TERRE D’EXIL" un livre d'Hélène POLYDOROS

TERRE D’ASILE, TERRE D’EXIL
Mars 1946. La France meurtrie mais victorieuse panse ses blessures. Partout il faut reconstruire. Des maisons, des ponts, des édifices... Les gouvernements et les chefs d’état se succèdent comme des médecins au chevet d’un malade. Le bonheur est à conquérir, la vie à réinventer, on travaille, on fait des projets, on sème du blé dans les campagnes...
Dimitri et Stavro débarquent à Marseille par un de ces soirs pleins de promesses. Direction : Port de Bouc, un petit port de construction navale au bord de la Méditerranée.

(cliquez sur l'image ci-dessus pour commander)

La communauté grecque accueille les deux garçons. Beaucoup sont très pauvres et vivent dans des baraques sans eau ni électricité. Ils s'appellent Théodoraki, Costa, Barbayani, Catina, Aphrodite, Getsimani…Ils viennent de Chypre, de Castelloriso, de Kalymnos, d'Asie Mineure…Ils habitent la Tranchée, les Combattants, les cités ouvrières de la Lèque…
Des souvenirs de déchirure, d’exil, dont on parle peu de peur de se perdre, un quotidien où il faut lutter encore, contre soi et les autres, pour s’intégrer, trouver sa place, un futur qu’on imagine ailleurs, là-bas, sur cette terre dont chaque jour les éloigne un peu plus, un futur qui se dérobe lorsqu’on n’a plus de pays...
Mais l’espoir s’impose dans cette France victorieuse…

Hélène POLYDOROS aborde avec pudeur, sans donner à voir mais à entendre, la thématique de l’immigration vécue comme un exil lorsque le retour au pays n’est pas possible.

Des personnages authentiques, miséreux mais jamais misérables avec, quelles que soient leurs blessures et leur pauvreté, un goût de la vie qui transcende l’existence.

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