Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...

La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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« L’Europe nous a déçus. » déclare Chrysostomos II archevêque de l’Église orthodoxe de Chypre

Chrysostomos II. Chris Hilbrand Lucerne/Switzerland 
« L’Europe nous a déçus. » L’archevêque de l’Église orthodoxe de Chypre, Chrysostomos II, n’a pas peur des mots. « En rejoignant l’Union européenne, nous avions espéré un soutien dans nos efforts de réunification de notre pays (le nord du pays est occupé par l’armée turque depuis 1974, ndlr), mais aucune solution politique n’a été avancée. Et maintenant, cette crise monétaire. Au moment de l’adhésion à l’Europe, notre pays a été cité en exemple pour le travail accompli, et tout d’un coup, c’est comme si l’on voulait nous punir. De quoi ? De pratiquer des taux bas ? D’autres pays le font. De blanchiment d’argent ? Arrêtons l’hypocrisie, cela arrive partout. Nous avons vraiment l’impression qu’il y a un plan derrière tout cela pour détruire notre économie. Peut-être pour pouvoir récupérer nos nouvelles ressources naturelles. Mais l’Église va tout faire pour préserver l’esprit combattant des Chypriotes pour que tous puissent retrouver une vie meilleure. »
La sortie de la zone euro, que l’archevêque avait envisagée il y a encore quelques semaines, n’est par contre plus à l’ordre du jour. Dès la première vague de licenciements, l’Église a instauré des distributions de produits alimentaires dans les paroisses. Dans son message pascal, début mai, Chrysostomos II a annoncé que l’ensemble des biens de l’Église chypriote sera mis à la disposition du pays pour « soulager le malheur et sauver l’économie ».

Propriétaire foncier

L’Église de Chypre est le plus important propriétaire foncier de l’île, avec des participations dans une grande brasserie indépendante, une cimenterie, une chaîne de télévision, des hôtels et appartements, une banque. Selon les déclarations officielles de l’Église, sa fortune se monte à 2,4 milliards d’euros. En 2012, l’Église avait fait diminuer le salaire des évêques et des prêtres de 25% et celui de leurs employés de 15%, afin de « participer aux efforts ». C’est l’État qui paie les prêtres à Chypre…
Le sentiment de punition et d’injustice est partagé par les Chypriotes.

«Qu’avons nous fait pour qu’on nous traite ainsi ?

« Qu’avons-nous fait pour que l’Europe nous traite ainsi ? », s’interroge Christina, restauratrice. « Les médias étrangers s’attendaient à des émeutes alors qu’il n’y a eu que quelques manifestations par les gens qui ont tout perdu. On dit qu’il ne faut pas venir en vacances parce que les hôtels ne peuvent pas assurer les repas. C’est n’importe quoi ! Mais avec le chômage, les gens s’organisent, économisent, et cela devient un cercle vicieux.
Des secteurs comme le bâtiment sont sinistrés. Les gens ne vont plus chez le coiffeur, n’achètent plus que le strict nécessaire, ce qui n’est évidemment pas bon pour l’économie. Mais nous avons peur. »
par Ursula Laurent, publié le 19/05/2013     (source)
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sur le blog orthodoxie.com Communiqué du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Chypre au sujet de la crise économique

avril 04, 2013
« Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni ce jour, le 2 avril 2013 en assemblée extraordinaire, sous la présidence de S.B. l’archevêque Chrysostome, et a traité exclusivement de la crise économique que traverse notre patrie, puis a étudié les différentes façons d’assister son plérôme éprouvé. Cette crise est en premier lieu éthique et spirituelle. La crise économique est venue comme conséquence de notre isolement de Dieu et notre attachement à ce qui est matériel. Le Saint-Synode appelle en conséquence les fidèles du Christ au réveil spirituel, au repentir, à la vigilance, à la prière continuelle, car on ne fait pas uniquement face à la crise par des mesures économiques. Le Saint-Synode a accepté la proposition du métropolite de Kykkos Nicéphore : dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 avril, sera célébrée une vigile nocturne au monastère de Kykkos, présidée par sa Béatitude l’archevêque, assisté des membres du Saint-Synode. Les fidèles sont appelés à y venir nombreux.
Parallèlement, le Saint-Synode a condamné, avec dégoût, les actes immoraux de nombreux responsables des sphères gouvernementales, politiques et bancaires qui, agissant en fonction de leurs intérêts propres, ont conduit l’économie du pays à son lamentable niveau actuel. Le Saint-Synode appelle tous ceux qui prennent conscience du dommage subi par leurs semblables et aussi par notre patrie, dont ils ont ruiné la dignité, à réparer en actes le mal qu’ils ont commis. Ce n’est pas seulement le jugement divin qui est inexorable, et qui déclare : « Il a aimé la malédiction, elle viendra sur lui » (Psaume 108,17), mais la justice humaine doit aussi être accomplie pour satisfaire le sens de la justice dans le peuple.
Le Saint-Synode a abordé également la question de l’attitude des partenaires européens de Chypre qui, non seulement n’ont pas montré la solidarité nécessaire ou, au moins, de la compréhension, mais ont manifesté au contraire une hostilité inattendue et un esprit de vengeance sans précédent à notre égard. Il est maintenant devenu évident que chaque pays de l’Union européenne poursuit ses intérêts, sans se préoccuper des méthodes et des moyens pour y parvenir. Au train où vont les choses, il y a un danger visible et palpable que ces pays prennent le contrôle de nos ressources énergétiques et exercent des pressions pour nous imposer une solution inacceptable au sujet de notre problème national [c’est-à-dire le contentieux avec les Turcs, ndt]. Le Saint-Synode, s’exprimant pour tout le peuple chypriote, pour ses fidèles, déclare à tous ceux qui espèrent que les difficultés économiques nous contraindront à des concessions dans le cadre de la juste solution que nous demandons pour notre problème national, qu’ils se fatiguent en vain. Dans notre histoire, nous Grecs, nous sommes trouvés dans des situations pires que celle-ci, mais nous avons surpassé les difficultés. Et ce parce que nous savons hiérarchiser les valeurs et fixer des priorités dans notre vie. Et notre patrie est pour nous, après Dieu, notre première priorité. En ces moments critiques et décisifs pour l’avenir de celle-ci, nous appelons notre peuple à soutenir notre production locale, et les employeurs à mettre en valeur la main-d’œuvre de notre pays. Exprimant notre gratitude pour la solidarité admirable qu’a manifestée notre peuple, le Saint-Synode appelle celui-ci à une unité ainsi qu’à une concorde sans faille, et l’exhorte à ne pas plier devant les difficultés. Avec patience et insistance, en nous appuyant sur notre histoire et sur nos ancêtres, et avec la foi en Dieu, nous surpasserons les difficultés. Ce qui s’est produit dans notre pays doit devenir pour nous une leçon visant à adopter une attitude juste envers la vie et à comprendre le but de notre vie terrestre. Ce but doit reposer sur « l’être » de l’homme et rechercher sa réalisation et non sur « l’avoir » de l’homme et sur les jouissances matérielles.
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Européens et Turcs : trois mille ans d'opposition

  


"Durant tout le premier millénaire avant notre ère, la poussée constante vers l'Ouest (de la Mandchourie septentrionale au lac Balkhach) des populations brachycéphales, proto-turques et proto mongoles, contribue au glissement des populations dolichocéphales indo-européennes vers l'Europe centrale et occidentale. De ce premier choc turco européen, racial bien avant d'être religieux, résulte, pour des siècles, l'établissement de la carte des peuples d'Eurasie. Jusqu'au moment où de nouveaux Turcs, les Huns, installés dans la région de la basse Volga, entament leur marche vers l'Ouest. Passant le Don et le Dniepr, ils attaquent les Germains et provoquent le reflux de ceux-ci en direction des territoires romanisés de l'Ouest. L'hiver 451, Attila pénètre l'Empire romain à hauteur de Mayence. Partout en Gaule, des saints chrétiens naissent sous les pieds des cavaliers huns. La politique de destruction massive de ces hordes sorties des steppes restera gravée dans la mémoire du christianisme franc. Puis, surgit l'islam...."



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du spécialiste de renommée internationale de Géopolitique
Aymeric Chauprade
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