Nostalgie de la puissance d'un côté / Nostalgie de la liberté de l'autre...

Beaucoup de peuples sur cette terre vivent dans la nostalgie de leur gloire passée, de leur puissant empire perdu... Ces peuples généralement vantent les mérites de la pacification du territoire qu'ils avaient conquis et de la civilisation dont le monde aurait bénéficié grâce à eux. Par certains côtés les beaux restes qui subsistent de cette expansion pourraient nous faire admirer le passé des conquérants... Mais il ne faut surtout pas oublier : 1. Un peuple conquis est toujours un peuple soumis. 2.Un peuple soumis est humilié en permanence directement et indirectement. 3. A cette humiliation s'ajoute la persécution quand ce peuple refuse d'être humilié. 4. Si la persécution ne suffit pas à écraser l'énergie de ce peuple, elle peut se poursuivre en génocide...

La nostalgie de la liberté disparue est d'un autre ordre...
Ce blog veut témoigner pour Chypre. Il se composera d'articles glanés ci et là sur le web soit en français soit que j'aurais traduits Puissent les lecteurs francophones en prendre connaissance !
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Les Lusignan, dynastie latine de Chypre


Sur le site

Les Lusignan, dynastie latine de Chypre

Chypre fut conquise par les Latins entre le 6 mai et le 5 juin 1191, au cours de la Troisième croisade consécutive à la prise de Jérusalem en 1187 par Saladin. Quelques vaisseaux de la flotte de Richard Cœur de Lion, s’étant échoués accidentellement sur le rivage de l’île, le despote byzantin local, Isaac Doukas Comnène, qui s’était rendu indépendant de Constantinople, prétendait mettre la main sur les navires au nom du droit d’épave, semble-t-il, ce qui entraîna l’intervention militaire.


Ainsi Richard mit-il fin à plusieurs siècles de domination grecque sur Chypre. Désireux de poursuivre son expédition, ne pouvant laisser une garnison suffisante sur l’île, le monarque la céda aux Templiers pour 100.000 besants, dont 40.000 payés tout de suite. Pour rembourser le reste, l’Ordre mena une politique fiscale oppressive qui entraîna des révoltes, ce qui le conduisit à rendre l’île à Richard. Celui-ci la vendit de nouveau en mai 1192 au dernier roi de Jérusalem récemment détrôné, Guy de Lusignan, issu d’une illustre famille du Poitou, qui se déclara vassal du Plantagenêt.
Guy, seigneur de Chypre, fit venir de son ancien royaume de Jérusalem des Francs et des Syriens chrétiens pour assurer la présence latine dans une île dont la plupart des habitants étaient grecs, à l’exception des quelques marchands des comptoirs italiens. Ils furent rejoints par des chevaliers venus d’Occident avec la croisade Les chevaliers reçurent des fiefs pris sur les terres de l’ancien despote, de l’aristocratie et de l’Eglise grecques. Un régime féodal latin fut ainsi établi.


Le frère de Guy, Amaury II, ancien connétable du royaume de Jérusalem, lui succède en 1194. En 1195, il fit de Chypre un royaume, obtenant la couronne royale de l’empereur germanique alors que Richard, emprisonné à son retour de croisade, avait dû renoncer à sa suzeraineté. Le monarque mit progressivement en place des institutions inspirées à la fois de celles du royaume de Jérusalem et de l’ancienne administration byzantine.
L’Église romaine implanta ses structures dans le royaume latin, ce qui engendra une situation inédite, car elles devaient coexister avec celles de l’Eglise grecque préexistantes. Le pape créa en 1196 l’archevêché de Nicosie et les trois évêchés suffragants de Paphos, Limassol et Famagouste, l’Église orthodoxe restant quant à elle totalement indépendante avec son archevêché et ses quatorze évêchés suffragants. Peu après, au début du XIIIe siècle, fut entrepris le chantier de quatre cathédrales latines, dont il ne subsiste que la cathédrale Sainte-Sophie de Nicosie, la cathédrale de Famagouste et celles de Paphos et Limassol ayant complètement disparu. En outre, des communautés monastiques et canoniales furent établies à Chypre, comme les chanoines prémontrés d’Episcopia (Bellapaïs). Avec le chevet de Sainte-Sophie de Nicosie, c’est la seule église gothique subsistante remontant aux premières décennies du XIIIe siècle. Le clergé latin dut faire face à de nombreuses difficultés d’organisation, et les appels au pape furent fréquents durant cette période. La conjoncture n’était alors guère favorable à la multiplication des constructions religieuses latine, d’autant plus que le nombre des Latins établis sur l’île était faible et que le contexte politique était troublé. On se préoccupait plus des ouvrages défensifs, fortifications et châteaux.


Les successeurs d’Amaury, Hugues Ier (r. 1205-1218), Henri Ier (r. 1218-1254) et Hugues II (r. 1254-1267), accédèrent au pouvoir alors qu’ils étaient mineurs, ce qui entraîna des périodes difficiles de régence. Surtout, l’empereur Frédéric II, suzerain du royaume, intervint à partir de 1228 dans les affaires chypriotes, entraînant cinq ans de guerre. Sa défaite laissa l’île ruinée. Le pape Innocent IV, en conflit avec Frédéric II, délia Chypre de la suzeraineté de l’Empire en 1247. Après la mort de l’empereur en 1250 et l’élimination de ses héritiers, le titre de roi de Jérusalem échut en 1268 au roi de Chypre Hugues III (r. 1267-1284), qui unit les deux couronnes, même si la souveraineté sur la ville sainte, sous la domination des Mamelouks, était purement théorique. Les Lusignan s’étaient déjà beaucoup impliqués dans les affaires de la Terre sainte, soutenant les expéditions occidentales, en particulier celle de saint Louis, qui avait passé en 1248 l’hiver à Chypre avec son armée, avant de repartir pour Damiette accompagné par le roi Henri Ier et ses barons.


Au milieu du XIIIe siècle, les relations entre les Églises latine et grecque se tendirent fortement, les papes souhaitant ouvertement le rattachement du clergé grec chypriote à la papauté, arguant qu’il ne pouvait canoniquement y avoir deux évêques et deux clergés différents dans une même cité. Mais la population orthodoxe était fortement majoritaire. Localement, les conflits portaient sur des détails de culte[1]. Le légat pontifical, le cardinal Pélage, imposa en 1222 de réduire de 14 à 4 le nombre des évêchés grecs, fixant leur siège dans d’autres villes que les évêchés latins et supprimant l’archevêché grec. Les évêques grecs étaient placés sous la tutelle des évêques latins. Une série de crises s’ensuivit, même si le pape assouplit ensuite quelque peu sa position[2]. Cependant, les Lusignan, désireux de ne pas heurter leurs sujets grecs, majoritaires, appliquèrent très mollement les décisions pontificales, sans toutefois s’y opposer ouvertement, privilégiant une attitude de tolérance et d’ouverture qui ne fit que se renforcer au XIVe siècle.
La perte des dernières places fortes de Terre sainte jusqu’à la chute finale d’Acre en 1291, prises par les Mamelouks, donna à Chypre un nouvel essor. Sous le règne d’Henri II (r. 1285-1306 et 1310-1324), de nombreux réfugiés s’établirent à Chypre et le commerce se replia sur l’île, assurant la fortune de la ville de Famagouste, considérée alors comme la nouvelle Acre. Le roi, victime d’une conjoncture difficile autour des années 1300 qui l’avait amené à créer un impôt touchant toutes les catégories sociales, suscita l’opposition de certains des barons qui l’écartèrent, portant son frère Amaury au pouvoir en 1306. Henri II dut s’exiler, mais revint après l’assassinat d’Amaury en 1310 et reprit le pouvoir. Il mena une politique réformatrice qui stimula la prospérité de l’île. Le règne de son successeur Hugues IV (r. 1324-1359)  est marqué par la même richesse, dont témoignent les comptoirs de marchands de tous horizons, Génois, Vénitiens, Pisans, Catalans, Arméniens, Syriens entre autres. Dans sa politique religieuse, le roi instaura un véritable respect de l’indépendance des communautés en plaçant Grecs et Latins également sous sa protection, surtout après le miracle de la Croix de Tochni en 1340, une relique grecque –le bois de la Croix- ayant rendu la parole à la reine. Son successeur Pierre Ier (r. 1359-1369) tenta de relancer la croisade, effectuant un long voyage auprès des cours européennes pour chercher des appuis. Il réussit à monter une expédition et prendre Alexandrie aux Mamelouks en 1365, succès coûteux et sans suite, bien que célébré en Occident comme un exploit. Le souverain fut  loué comme le preux chevalier par excellence. La fin du règne fut pourtant marquée par la multiplication des mécontentements, et Pierre fut assassiné par des membres de son entourage.


Le règne de Pierre II (r. 1369-1382) marque le début du déclin de l’île. Après une régence de deux ans durant la minorité du roi, Pierre II fut couronné roi de Chypre à Nicosie en 1371 et roi de Jérusalem à Famagouste en 1372. Lors de cette dernière cérémonie, un conflit de préséance opposa Génois et Vénitiens et dégénéra en rixe sanglante. S’estimant lésés, les Génois ravagèrent l’île et s’emparèrent pendant près d’un siècle de la ville de Famagouste. Des membres de la famille royale furent amenés à Gênes comme otages. A la mort de Pierre II, un frère de Pierre Ier, Jacques Ier (r. 1382-1398) revint de Gênes pour ceindre la couronne d’un royaume ruiné.
Le déclin général de Chypre au XVe siècle est marqué par le règne de Janus (r. 1398-1432), né en captivité à Gênes. Le roi du faire face à des calamités naturelles, des difficultés financières, des affrontements avec les Génois et surtout les Mamelouks, qui ravagèrent l’île en 1426. A la suite de la désastreuse bataille de Khirokitia, le roi capturé dut se reconnaître vice-roi du sultan à Chypre. Les difficultés se poursuivirent sous Jean II (r. 1432-1458), le royaume, ruiné, étant menacé à la fois par les sultans mamelouks d’Égypte et les Ottomans, maîtres de Constantinople à partir de 1453. Enfin vint s’ajouter un problème de succession, Jean laissant une fille, Charlotte, et un fils illégitime, Jacques. A la mort du roi, Charlotte (r. 1458-1460), mariée au duc Louis de Savoie, fut couronnée reine. Chassée par son demi-frère Jacques, avec l’aide du sultan mamelouk, Charlotte revint en Occident et transmit ses droits aux ducs de Savoie. Le nouveau roi, Jacques II (r. 1460-1473), reprit Famagouste aux Génois en 1464 après un long siège, mais lui aussi dut faire face à de nombreuses difficultés, complots des partisans de Charlotte, disettes, problèmes financiers…


 Sous la pression de Venise, il épousa en 1471 Catherine Cornaro, d’une noble famille vénitienne possessionnée dans l’île. Si Catherine n’avait pas d’enfants, Chypre reviendrait à la Sérénissime. Or, quelques mois après son mariage, Jacques II mourut, peut-être empoisonné. Catherine mit au monde un enfant posthume, Jacques III, qui décéda au bout de quelques mois, en 1474. Le règne de Catherine (r. 1474-1489) fut marqué par deux difficultés, la tutelle de Venise qui l’empêchait de se remarier, et l’opposition des barons chypriotes qui voyaient se profiler la fin de l’indépendance de l’île. Venise finit par contraindre la reine à l’abdication en 1489 et administra directement l’île jusqu’à sa prise par les Turcs en 1571. (r. 1460-1473), reprit Famagouste aux Génois en 1464 après un long siège, mais lui aussi dut faire face à de nombreuses difficultés, complots des partisans de Charlotte, disettes, problèmes financiers… Sous la pression de Venise, il épousa en 1471 Catherine Cornaro, d’une noble famille vénitienne possessionnée dans l’île. Si Catherine n’avait pas d’enfants, Chypre reviendrait à la Sérénissime. Or, quelques mois après son mariage, Jacques II mourut, peut-être empoisonné. Catherine mit au monde un enfant posthume,


L’administration vénitienne fut marquée par une reprise en main de Chypre, fortement menacée par les Ottomans. Elle relança la construction publique, avec principalement la réalisation de puissantes fortifications, mais aussi des travaux ponctuels sur les édifices religieux (restauration de Sainte-Sophie après le tremblement de terre de 1491, reconstruction de la cathédrale grecque de Nicosie, édification du monastère d’Ayia Napa, par exemple). Malgré ses efforts, elle ne put empêcher les Ottomans de débarquer à Chypre en 1571. Ceux-ci ne rencontrèrent pas vraiment de résistance jusqu’à Famagouste, qui ne se rendit en 1571 qu’après un siège long et héroïque[3]. La perte de Chypre entraîna la constitution d’une grande coalition des puissances occidentales[4] qui prit sa revanche la même année à Lépante.
Th. S.


    PériodeParenté avec le  prédécesseurDates d' Accession & MortTitre
Fondateur1192 - 1194Seigneur de Chypre
 Amauryfrère1194 - 1205Roi de Chypre et Jerusalem
 Hugues Ifils1205 - 1218Roi de Chypre
 Henri Ifils1218 - 1253Roi de Chypre et Seigneur du Royaume de Jerusalem
 Hugues IIfils1253 - 1267Roi de Chypre et Seigneur du Royaume de Jérusalem 
 Hugues IIICousin1267 - 1284Roi de Chypre et de Jerusalem
 Jean Ifils1284 - 1285 Roi de Chypre et de Jerusalem
 Henri IIfrère1285 - 1306Roi de Chypre et de Jerusalem
 Amauryfrère1306 - 1310Regent duRoyaume de Chypre et Jerusalem- Prince de Tyre
 Henri II
   (reassumed)
frère1310 - 1324Roi de Chypre et de Jerusalem
 Hugues IVNephew1324 - 1359Roi de Chypre et de Jerusalem 
 Pierre Ifils1359 - 1369Roi de Chypre et de Jerusalem 
 Pierre IIfils1369 - 1382Roi de Chypre et de Jerusalem
 Jacques IOncle1382 - 1398Roi de Chypre, de Jerusalem et d' Arménie
 Janusfils1398 - 1432Roi de Chypre, de Jerusalem et d' Arménie  
 Jean IIfils1432 - 1458Roi de Chypre, de Jérusalem et d' Arménie  
 Charlottefille1458 - 1487Reine de Chypre, de Jérusalem et d' Arménie 
 Jacques IIdemi frère1460 - 1473Roi de Chypre, de Jerusalem et d' Arménie 
 Jacques IIIfils1474 - 1474Infant Roi de Chypre, de Jerusalem et d' Arménie 
 Caterina Cornaromère
(veuve de Jacques II)
1473 - 1489
(abdication)
Reine de Chypre, de Jerusalem et d' Arménie
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J’ai hérité la guerre (1) extraits du Blog "les carnets éphémères"



"Hériter de la guerre, s’approprier un clivage dont on n’a pu être le témoin,
 se forger sa propre opinion, mais pas complètement par soi-même.
 Voilà ce qui pourrait relier ces dix jeunes, encore ados, déjà adultes."


Ils parlent de leur guerre
Georges Anthonio est chrétien maronite et  étudiant en science politique à Beyrouth.
Shadi est musulman sunnite. Il travaille pour Greenpeace à Beyrouth.
Farah est musulmane chiite.
David vit à Jérusalem, il vient d’avoir son bac et va commencer la fac.
Irit vient de Yavné, au sud de Tel-Aviv. Elle vient d’effectuer ses deux ans de service militaire
Or est prof d’hébreu pour les étrangers, à Jérusalem. 
Cristina grec-orthodoxe a grandi à Chypre mais vit désormais à Londres
Andri grec-orthodoxe commence des études d’art.
Christos grec-orthodoxe est serveur du Starbucks Coffee de la rue Ledra de Nicosie
Maria grec-orthodoxe  est la patronne de Christos




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LES SITES WEB de l'Église CHYPRIOTE






L'Église de Chypre : www.churchofcyprus.org.cy 







L'évêché de Paphos : www.impaphou.org 

                     





L'évêché de Limassol : www.imlemesou.org 






L'évêché de Morfou : www.immorfou.org.cy 






Le Saint monastère de Kikkos : www.imkykkou.com.cy



Le monastère de St Néophyte le reclus : http://www.stneophytos.org.cy/



Métropole de Tremythus : http://www.imtrimythountos.org.cy/



Métropole de la montage de Tamassos : http://www.imtamasou.org.cy/


Métropole de Constance : http://www.imconstantias.org.cy/








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    l'histoire de CHYPRE à travers les timbres







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    News

    Eroğlu a envoyé une lettre à Ban Ki Moon [Chypre]
    Turquie News
    Le Président de la République Turque de Chypre du Nord Derviş Eroğlu a déclaré qu'il était prêt à poursuivre le processus de négociations amorcé pour la ..

    Les patriarches Sfeir et Delly nommés présidents délégués du ...
    L'Orient-Le Jour
    Les voici : - l'archevêque de Chypre des maronites (Chypre) Joseph Soueif, secrétaire spécial. ce sera l'occasion de remettre aux chrétiens du Moyen-Orient ...
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    ELECTIONS A CHYPRE NORD, une chance pour Chypre ?!...

     
     

    A Chypre-Nord, le projet de réunification s'éloigne...
    (http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/04/19/a-chypre-nord-le-projet-de-reunification-s-eloigne_1335554_3214.html )


    Mais à voir ce reportage video ci-dessus, s'il y avait réunification, il y aurait un sacré ménage à faire...
    on finirait par se demander si les résultats des dernières élections ne sont pas une chance
     pour la  Chypre officielle...
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    Européens et Turcs : trois mille ans d'opposition

      


    "Durant tout le premier millénaire avant notre ère, la poussée constante vers l'Ouest (de la Mandchourie septentrionale au lac Balkhach) des populations brachycéphales, proto-turques et proto mongoles, contribue au glissement des populations dolichocéphales indo-européennes vers l'Europe centrale et occidentale. De ce premier choc turco européen, racial bien avant d'être religieux, résulte, pour des siècles, l'établissement de la carte des peuples d'Eurasie. Jusqu'au moment où de nouveaux Turcs, les Huns, installés dans la région de la basse Volga, entament leur marche vers l'Ouest. Passant le Don et le Dniepr, ils attaquent les Germains et provoquent le reflux de ceux-ci en direction des territoires romanisés de l'Ouest. L'hiver 451, Attila pénètre l'Empire romain à hauteur de Mayence. Partout en Gaule, des saints chrétiens naissent sous les pieds des cavaliers huns. La politique de destruction massive de ces hordes sorties des steppes restera gravée dans la mémoire du christianisme franc. Puis, surgit l'islam...."



    Lire la suite de cet article passionnant et lumineux
    du spécialiste de renommée internationale de Géopolitique
    Aymeric Chauprade
    >>ICI<<
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    News

    Chypre-Nord: le nationaliste Dervis Eroglu élu président
    La République turque de Chypre-Nord est uniquement reconnue par la Turquie. ... Chypre est divisée depuis l'invasion turque au nord de l'île pendant l'été ...
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    News

    La partie turque de Chypre aux urnes
    Le Figaro
    AP Les Chypriotes-turcs se rendent aux urnes demain, pour élire le nouveau dirigeant de la "République turque de Chypre-Nord" (RTCN, reconnue uniquement par ...

    Observatoire de la Vie Politique Turque (OVIPOT): Duel entre ...
    par OVIPOT 
    Mais, depuis deux ans, le processus de rapprochement entre les communautés grecque et turque àChypre a suivi un cheminement chaotique, suscitant tantôt de sérieux espoirs (notamment lors de la réouverture du Check Point de Ledra Street ...
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    PROSÉLYTISME ISLAMIQUE et CRYPTO CHRÉTIENS à CHYPRE : Grecs et turcs chypriotes ont en réalité beaucoup en commun...






    OTTOMANS, LATINS, MARONITES et GRECS...


    Alkan Chaglar, né le 5 août 1981 (1981-08-05) (28 ans) à Londres, est un journaliste chypriote turc et un chroniqueur de l'hebdomadaire bilingue (anglais-turc) Toplum Postası. Formé à Leicester, Liège et àl'École des études orientales et africaines, avec une formation en langues, sciences politiques et histoire, Alkan fait actuellement un doctorat sur les phénomènes de syncrétisme religieux.


    Dans sa rubrique hebdomadaire « Rencontres culturelles » Chaglar Alkan écrit avec passion sur les influences croisées et la diversité culturelle dans les pays multi-ethniques et l'état des langues minoritaires dans le monde. Issu d'une famille chypriote turque, Alkan s’est vivement intéressé au phénomène des Crypto-chrétiens et à la question de la conversion à l'islam à Chypre. Le 5 mai 2006 dans le journal Toplum Postasi, Alkan a écrit sur les Latins et les Maronites à Chypre qui ont subi le prosélytisme islamique pendant la domination ottomane.

     Voici ce qu'il écrit:
    « Sans banaliser l'importance de l’établissement des colons musulmans turcs venus d'Anatolie, la question du prosélytisme à Chypre est également au cœur de l'évolution historique de la communauté chypriote turque actuelle. Le prosélytisme, le fait d'inciter quelqu'un à se convertir à sa foi était largement pratique courante dans l'Empire ottoman, comme il l’a été dans de nombreux empires chrétiens à la fois avant et pendant le règne des Ottomans.
    Comme on pouvait s'y attendre, le prosélytisme prolongé a précipité la formation de vagues communautés musulmanes dans les différentes possessions ottomanes.
    Alors que dans le Pont ottoman et la Crète, les chrétiens grec-orthodoxes ont été principalement ceux qui ont été convertis à l'islam, à Chypre, au moins dans la période initiale de la domination ottomane, la plupart des convertis semblent avoir été des Latins et des Maronites.


    Sans faire une liste des lamentations, Il est important à notre époque d'être au moins en mesure de parler de tels événements passés..
    Après la défaite des Vénitiens par les Ottomans en 1572, un ultimatum de conversion sous peine d'esclavage ou de mort a été donné aux habitants latins de Chypre, si l’on en croit ce que de nombreux universitaires ont affirmé.
    Le très respecté Ronald Jennings, historien des Arabes et des Ottomans résume le sentiment des Ottomans envers les Latins vaincus, «traiter les Chypriotes sur examen de leur bonne volonté à leur égard, mais se montrer sans pitié pour les Latins".
    Jennings décrit comment les soldats vénitiens qui ont été faits prisonniers ont eu la possibilité d’échapper à l'esclavage ou à la mort en se convertissant à l'Islam, pour le plus grand nombre on ignore comment cela s’est produit, mais on sait que plusieurs personnalités bien connues comme le commandant d'artillerie vénitien Hercules Martingengo, se sont converties à l'islam. Si des officiers de haut rang se sont convertis il s’ensuit qu’il est tout à fait plausible qu'il y ait eu de nombreux apostats des classes inférieures également.
    Commentant le traitement des Grecs, Harry Luke dit dans son livre, «Chypre sous les Turcs», « les habitants grecs ont partout facilement accueilli les forces d'invasion, celles-ci offrant enfin une véritable et imminente perspective de se débarrasser des Latins détestés*. "Les habitants grecs ravitaillaient fréquemment en nourriture les soldats ottomans en marche sur les fortifications vénitiennes."
    Sans donner l'impression que les Ottomans et les Grecs ont été les meilleurs amis du monde à cette époque, il est important de noter que les Grecs entre deux maux ont choisi le moindre, et ont favorablement accueilli le changement après des siècles d’une rude domination franque*.


    Jennings qui a épluché les archives ottomanes, a découvert que dans la période 1593-1595, 31% de tous les hommes adultes musulmans dont les prénoms et patronymes avaient été cités (en tant que mandataires (vekil)) devant le tribunal étaient des convertis. Plus d'un tiers de semblables musulmans cités au tribunal à l'époque étaient des convertis, avec 30% de tous les témoins importants appartenant à ce groupe en 1609-1611, et plus tard 18% de tous les Vekils. Ces chiffres représentent une proportion assez importante de la population musulmane de Chypre au 17ème siècle.
    Bien que ces chiffres aient diminué après 1611 la conversion à l'islam n'a pas été abandonnée, certaines sources suggèrent qu'il a continué au cours du 19ème siècle.
    Quant aux Maronites, Palmieri note que, en 1572, les Maronites vivaient dans 33 villages, en 1596, 24 ans après la conquête ottomane de Chypre, le nombre total de villages maronites était descendu à 19 puis au 20e siècle jusqu'à 4. Les villages Maronites comprenaient Metosic (Metochi), Fludi (Flamudi?), Santa Marina (Ayia Marina), Asomatos, Gansili (Kambyli), Carpasia (Karpasha), Cormachita (Kormakitis), Primisia, Casapifani (Kazafana), Veno (Vouno), Cibo, Jeri, Gensada, Attala, Clepirio (Klepini?), Piscopia (Piskobu), Gasbria (Gastria), Cefalarisco et Sotta Cruscida (Crysida). Beaucoup de villages susmentionnés comme Kambyli, Kazafana, Ayia Marina, et Piskobu étaient et sont encore partiellement ou entièrement de langue turque, tandis que Kormakitis est encore aujourd'hui habité par des Maronites.
    Le prosélytisme a créé un imbroglio dans la société chypriote qui a produit le phénomène d'une communauté clandestine de crypto-chrétiens populairement connu comme Lino-bambaci (la secte Coton-Lin). Le terme a été inventé pour illustrer la multi-identité de ce groupe. Des villages comme Louroudjina (à l'origine Laurentia), Potamia et certains villages en Tylliria, étaient autrefois les terres des Latins convertis en masse à l'islam.
    LR Michel qui a écrit sur les phénomènes des Crypto-chrétiens au 19ème siècle parle souvent de conflits entre prêtres latins et orthodoxes sur les droits d'inhumation des personnes décédées Lino-bambaci; l'Eglise orthodoxe dont les évêques ont coopéré avec les dirigeants ottomans souvent gagné.
    Il y eut aussi de nombreux cas de chrétiens grecs orthodoxes convertis à l'Islam, c’est quelque chose qui mérite une discussion, mais certains historiens grecs font valoir que les Lino-bambaci étaient de langue grecque, ce qui pourrait laisser entendre qu'ils étaient eux-mêmes grecs. Mais les choses sont rarement comme elle le paraissent à Chypre ; les Latins et les Maronites qui ont résidé à Chypre ont souvent communiqué partiellement ou entièrement en grec, même avant la conquête ottomane. [...].
    N'oublions pas aussi que les communautés maronite et latine** avaient vécu à Chypre pendant des siècles avant l'arrivée de l’armée de Lala Mustafa Pacha, et s’étaient déjà intégrées alors à la vie d’une île qui était en majorité de langue grecque.
    Le fait est qu'un nombre important de Chypriotes aujourd'hui turcs musulmans ont un passé chrétien, et sont en partie descendants de ces Vénitiens, Gênois et Français qui avaient des domaines sur l'île sous la domination du prosélytisme islamique sunnite. Nous sommes une communauté mélangée, et de cela nous tirons de nombreux atouts et une richesse qui fait de nous ce que nous sommes. Il est temps que nous, en tant que communauté, réalisions qu'il y a beaucoup de facettes différentes dans notre passé et que nous ne devons pas en avoir honte. Plutôt que de rejeter cela comme folie, nous devrions utiliser ces origines à construire des ponts d'amitié avec d'autres cultures et célébrer nos identités multiples. Les historiens chypriotes des deux côtés de la fracture ont tendance à trop se concentrer sur notre héritage gréco-turc, au dépens de l'objectivité, mais Chypre est et sera toujours une convergence de cultures .


    *Les Grecs chypriotes n'ont d'ailleurs pas pris part à la défense contre les Ottomans parce qu'ils étaient les serfs des Latins et n'étaient pas autorisés à être des soldats, leur religion orthodoxe a été durement persécutée et refoulée dans les montagnes. Par Francs il faut entendre tous les ocidentaux catholiques : Vénitiens, Gênois, Français, Espagnols etc.
    S'il est vrai qu’il y a de nombreux survivants Maronites et Latins convertis à l'islam, la grande majorité qui se sont convertis étaient des Chypriotes grecs comme on peut le voir dans les nombreux villages habités par des Chypriotes turcs qui ont des noms grecs et les églises orthodoxes qui sont devenues des mosquées, et le fait que de nombreux Chypriotes turcs ne parlent pas turc, mais seulement le grec et qu’
    ils ont gardé beaucoup de coutumes religieuses orthodoxes telles que la vénération de la Panagia et des saints ainsi que l'utilisation de feuilles d'olivier pour l'innocence tout comme leurs compatriotes Chypriotes grecs.


    **Les Maronites bien qu’unis à Rome ne peuvent être assimilés à la chrétienté latine, ils font partie de l’Orient Chrétien. Sur quatre vagues successives leur immigration a commencé au 8ème siècle et a duré plus de six siècles. Ils sont originaires du Liban mais à cette époque, le Liban faisait partie de la Grande Syrie. Aujourd'hui encore, dans un de leurs quatre villages dans le nord de Chypre, à Kormakitis, ils parlent une langue locale, arabe, connue sous le nom d'arabe maronite de Chypre. Amenés en renfort à Chypre lors de la domination latine  pour leur fidélité au Catholicisme mais également pour cultiver le coton, les Maronites, étaient d’origine rurale. Les Latins, quant à eux, seigneurs de l’époque, demeuraient orgueilleusement en ville. 40.000 Maronites ont été massacrés en défendant les Latins de Famagouste et dans les montagnes de Pentadactylos. Le massacre des Maronites a conduit à la quasi disparition de l'île de leur communauté.


    (Version et adaptation françaises de Maxime Le minime, photos d'après NOCTOC)


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    Chypre : Khirokitia


    Khirokitia (7e-6e millénaire avant J.C., réoccupé au 5è millénaire


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    Khirokitia. Vue aérienne (photo Haggerty).


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    Khirokitia. Plan général.

    Situé au sud de l’île, l’établissement est installé sur les flancs d’une colline enserrée dans le méandre d’une rivière. Fouillé extensivement entre 1936 et 1946 par P. Dikaios (Département des Antiquités de Chypre), il a été repris, depuis 1976, par A. Le Brun et O. Daune-Le Brun (CNRS-Ministère des Affaires étrangères). 
    Les recherches au sommet de la colline ont permis de reconsidérer l’extension, l’organisation et l’histoire de ce village, le plus important du Néolithique Pré-céramique Récent de Chypre. Elles ont conduit à comprendre ce site non plus comme un village organisé de part et d’autre d’une rue centrale, selon l’interpétation de P. Dikaios, mais comme un village fermé par des murs d’enceinte successifs.
    Les travaux récents sur le flanc nord de la colline (2005-2008) ont révélé que le premier village, fermé par le mur 100, était beaucoup plus étendu (2,5 ha) que présumé. Ils ont aussi montré que le profond remaniement survenu au cours de son histoire correspondait à un repli et non à une extension de l’espace bâti : si, sur le flanc sud, le village sort effectivement de son cadre primitif et s’étend vers l’ouest, le flanc nord est, lui, en grande partie abandonné. Cette réorganisation n’entraîne toutefois pas de modification dans la conception de l’espace bâti, le secteur nouvellement occupé est à son tour fermé par un nouveau mur (284), lui-même abandonné à la fin de l’occupation du village.
    Après une période d’abandon de plusieurs siècles, le site est réoccupé au Néolithique Céramique (5e mil. av. J.-C.), avant d’être définitivement abandonné. De cette réoccupation, il ne subsiste que de rares vestiges.
    La richesse et la variété de la documentation recueillie permettent une multiplicité d’approches et son intérêt est d’autant plus vif qu’elle illustre l’aboutissement d’un long processus de colonisation et permet de suivre l’élaboration du Néolithique Pré-céramique chypriote avec ses spécificités propres, la mise en place des espèces cultivées, l’évolution de la faune, les transformations de l’environnement sous l’effet des impacts anthropiques. Le site est depuis 1998 inscrit au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.


    Bibliographie
    LE BRUN A (dir.) Fouilles récentes à Khirokitia (Chypre) : 3 volumes (1984, 1986 et 1994). Paris, E.R.C.LE BRUN A. et DAUNE-LE BRUN O. 2003. Deux aspects du Néolithique Pré-céramique Récent de Chypre : Khirokitia et Cap Andreas-Kastros, in GUILAINE J. et LE BRUN A. (éds) Le Néolithique de Chypre : 45-59. Supplément au Bulletin de Correspondance Hellénique 43. École française d’Athènes.

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